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  • : Le blog de la Section du PCF Pierre Bénite
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Peine De Mort

13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 09:09

 

 

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 09:07

 

 

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 08:54

 

 

 

marie-claude-jeune.jpg

 

 

Savez vous qu’en 1964 quand Mandela a été emprisonné, les autorités françaises, De gaulle en tête n’ont même pas fait comme les Américains qui ont sollicité "l’indulgence" des tribunaux africains pour le "terroriste" Mandela.

 

La seule voix qui s’est alors élevée pour dénoncer cette indignité fut la même que celle qui s’éleva au procès de Nuremberg pour désigner les bourreaux nazis: Marie Claude Vaillant Couturier revenue d’Auschwitz où elle était déportée politique.

 

Mari-Claude Vaillant Couturier née Vogel. Si vous saviez comme cette femme était élégante, magnifique jusqu’à son dernier jour, elle semblait un lys et fait partie de ces communistes qui étaient proches de la sainteté à mes yeux, tout en étant vibrant et fermes comme des baguettes de coudrier. Il y en eut peu mais assez pour que j’en conserve à jamais l’espérance dans un monde autre.

 

Pour mandela, elle fut là encore la voix de la France à l’Assemblée Nationale au nom du groupe communiste, elle réclama sa liberté. Et les communistes furent les seuls pour mener un combat sans relâche pour sa libération. C’est en son nom que je dois me battre pour la libération de Barghouti pour que la paix puisse intervenir entre le peuple palestinien et Israélien, la leçon de Mandela est qu’il n’y a de paix et de réconciliation que quand l’injustice a disparu, alors là oui on doit penser à l’avenir et le construire sans haine mais pas avant.

 

Danielle Bleitrach

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 08:22

 

 

photo-sophie-majou.jpg

 

Sous un froid glacial, ils étaient entre 1000 à 1500 à être descendus dans la rue pour dire NON à la politique d'austérité et pour faire connaitre leur exigence de vivre dignement !

 

''Le montant moyen des retraites en France, c'est 1 256 euros brut par mois'' déplore Jacques Aufferves, secrétaire départemental des retraités CGT du Rhône.

 

''Dans le Rhône, 100 000 retraités sur les 300 000 que compte le département ont moins de 1000 euros bruts de retraite par mois'', a-t-il ajouté. Le gouvernement restera-il sourd et aveugle face à une telle situation qui devient de en plus intenable pour des milliers de retraités du Rhône mais aussi du pays.

 

Il est urgent qu'il prenne la décision humaine de revaloriser les pensions qui sont gelées sous l'effet de la politique d'austérieté. Non les retraités ne sont pas des vaches à lait ! Dans notre pays les richesses sont importantes mais elles sont captées voire volées par les mêmes, les grands groupes qui arrosent copieusement les actionnaires, les  marchés financiers et les banques. Il est donc urgent de changer de cap la politique gouvernementale et de donner la priorité au social !

 

La manifestation est partie de la place des valeurs (place de la Bourse) et a rejoint la Préfecture du Rhône.

 


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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 14:22

 

 

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Les marcheurs, chroniques des années Beurs est un documentaire poignant sur la Marche pour l’égalité. Trente ans plus tard, les auteurs, Samia Chala, Naïma Yahi et Thierry Leclère reviennent sur le sujet et tirent un bilan.

 

-Pourquoi vous, une blédarde, vous êtes-vous intéressée à un tel sujet ?

 

Je vis en France depuis vingt ans. En Algérie, je ne connaissais rien au vécu des émigrés en dehors de l’image un peu caricaturale que nous avions tous : les émigrés porteurs de devises qui revenaient passer leurs vacances. J’ai découvert peu à peu l’histoire de l’immigration algérienne en France : le vécu très dur des parents dans les  années 1970 et celui des enfants avec ces crimes racistes des années 1980. ça a été un vrai choc pour moi de voir à quel point la vie d’un jeune Arabe, à cette époque, avait peu de prix.

 

-La Marche pour l’égalité,  cela évoque quoi pour vous ?

 

Un moment très important où des dizaines de milliers d’enfants d’émigrés maghrébins sont sortis des cités. Cette visibilité a fait prendre conscience à un grand nombre de Français que la présence des  jeunes Arabes allait être pérenne. Alors que leurs parents avaient toujours pensé retourner au pays. Même si les marcheurs étaient jeunes et peu aguerris au militantisme, 1983 a été un  événement politique fondateur, co-initié et appuyé par des associations chrétiennes de gauche.

 

-Comment avez-vous écrit ce film ?

 

Ce projet a été pensé dès le début par trois auteurs, et c’est ce qui en fait sa richesse : Naïma Yahi est historienne, spécialiste de l’histoire culturelle des Maghrébins de France, héritière directe de cette  Marche. Thierry Leclère a fait ses débuts dans le journalisme en couvrant la marche. Il n’a cessé depuis d’écrire sur l’histoire de l’immigration et ses répercussions aujourd’hui. Et moi-même, la blédarde qui a apporté le regard d’une Algérienne découvrant cette réalité, choquée par la «hogra» avec laquelle ont été traités les émigrés et leurs enfants.

 

-On a l’impression que rien n’a évolué depuis 1983...

 

François Mitterrand a raté l’occasion de faire une place aux enfants d’émigrés. Un an après la Marche, l’association SOS Racisme, créée dans la mouvance du parti socialiste, est passée derrière et a facilement pris la place en marginalisant les Maghrébins de France.
Ce qui devait être l’émergence d’un mouvement politique indépendant a été remplacé par une  poussée d’indignation morale qui  a mis de côté les questions sociales et politiques des banlieues.

 

Le mouvement beur était naissant ; il a été très vite miné par  son inexpérience. Certes, il y a moins de crimes racistes aujourd’hui, mais les Arabes, et spécialement les Algériens d’origine, sont pointés du doigt ; l’islamophobie a remplacé le racisme primaire. Depuis trente ans, une partie des enfants d’immigrés  maghrébins a accédé aux classes moyennes et a eu une forme de reconnaissance sociale. Mais on est encore bien loin de la reconnaissance politique : les quelques ministres têtes d’affiche censés représenter «la diversité» ne sont pas crédibles et sont souvent utilisés comme des faire-valoir.    

 

-Votre film finit sur une phrase-choc. Un intervenant qui a participé à la Marche dit à la caméra : «Soit vous nous acceptez, soit cela ira à une confrontation.» On en est là ?

 

Après «le problème de l’immigration» construit dans les années 1970 et 1980 pour effrayer les électeurs, les politiques (d’extrême droite, de droite et souvent de gauche, aussi, malheureusement) se sont focalisés sur la «question de l’Islam».

 

Ce climat délétère, qui a été entretenu par des intellectuels et attisé par certains médias, donne aujourd’hui  un cocktail explosif. Je trouve que les immigrés maghrébins de France, leurs enfants et maintenant leurs petits-enfants ont  même beaucoup de retenue et de sang-froid face à toutes ces attaques. J’espère simplement que l’irresponsabilité des politiques attisant la haine ne poussera pas les uns et les autres à la confrontation.            

Rémi Yacine
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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 07:09

 

 

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Quand les actionnaires accaparent 60%

des bénéfices des entreprises

Par Ivan du Roy 5 décembre 2013

 

L’équivalent de 60% de leurs bénéfices : c’est ce qu’ont versé à leurs actionnaires les 47 grandes entreprises françaises cotées en bourse. Alors même que les suppressions de postes se multiplient et que l’investissement est en berne, plusieurs grands groupes hexagonaux continuent de redistribuer une proportion considérable de leurs profits aux actionnaires – y compris lorsque ces profits sont faibles voire inexistants. Notre enquête sur ce « coût du capital » révèle également que l’Etat est un actionnaire aussi gourmand que les autres.

 

Les actionnaires nuisent-ils à la « compétitivité » de leur entreprise ? Combien coûte la rémunération du capital pour les entreprises cotées ? Chaque année, les dividendes versés aux actionnaires s’élèvent de quelques dizaines de centimes à plusieurs euros par action. Insignifiant ? Loin de là. Car les grandes entreprises françaises sont plutôt très généreuses avec leurs actionnaires. En moyenne, les 47 entreprises que Basta ! et l’Observatoire des multinationales ont étudiées (elles figurent parmi les plus grosses sociétés cotées en France, voir notre tableau ci-dessous) ont versé en 2012 l’équivalent de 60% de leurs bénéfices aux détenteurs de leur capital.

 

Soit 32 milliards d’euros environ sur les 54 milliards de « résultats nets » des entreprises, après acquittement de l’impôt. Le montant total de ces dividendes varie de 15 millions d’euros (Atos) à près de 5,3 milliards (Total). Huit grandes entreprises françaises ont choisi de verser à leurs actionnaires des dividendes supérieurs à leurs bénéfices.

 

Pour les conseils d’administration, maintenir un dividende élevé permet, en théorie, de fidéliser les actionnaires. Plusieurs administrateurs y consentent d’autant plus facilement qu’ils détiennent eux-mêmes une forte participation au capital de l’entreprise. Parmi notre panel, seule une poignée de groupes sont plutôt raisonnables, redistribuant moins de 20% de leurs bénéfices.

 

Rémunérer fortement le capital, c’est se priver de financements qui auraient pu bénéficier à la recherche, à de nouvelles stratégies industrielles, à la réduction des impacts environnementaux ou à l’amélioration des conditions de travail.

 

Priorité aux financiers, quoiqu’il en coûte

 

Plusieurs groupes sont d’une générosité à toute épreuve à l’égard de leurs investisseurs. Même en perdant de l’argent, ils leur distribuent des dividendes ! Chez ArcelorMittal, ST Micro, Accor et Areva, à tous les coups, les actionnaires gagnent. Malgré une perte de 2,8 milliards, le n°1 de l’acier a ainsi ponctionné 910 millions d’euros au profit de ses actionnaires ! La fortune de la famille Mittal, qui détient près de 40% du groupe sidérurgique – et donc perçoit environ 40% des dividendes, soit 360 millions d’euros – passe avant tout. Les métallos sont les grands perdants. En 2013, le groupe supprime 1 600 emplois en Belgique après avoir fermé, l’année précédente, l’aciérie de Florange en Moselle.

 

Même ambiance chez l’hôtelier Accor. Malgré une perte de 600 millions d’euros l’année dernière, le groupe (Sofitel, Novotel, Ibis, Mercure) a versé 269 millions d’euros de dividendes… Ce qui ne l’a pas empêché de lancer un « plan d’économie en Europe de 100 millions d’euros » et de supprimer 172 postes en France en 2013.

 

Bref, priorité aux financiers. En l’occurrence, le fonds d’investissement Colony Capital, allié au fonds Eurazeo, premiers actionnaires d’Accor avec 21% du capital. Le nouveau PDG du groupe, Sébastien Bazin, en est d’ailleurs issu. « D’autres emplois sont menacés. Chaque fois ce sont des compétences fortes qui disparaissent en même temps que des collègues qui perdent leurs emplois. Dans le même temps l’entreprise continue de distribuer de forts dividendes », dénonce de son côté la CGT au sein de ST Micro. Et pour cause, la direction a maintenu le versement de 273 millions d’euros de dividendes malgré un résultat négatif de 903 millions en 2012. La réduction des dettes, c’est pour les autres.

 

Entreprise

Résultat net (en millions d'euros)

Dividendes distribués (en millions d'euros)

Montant des dividendes comparé au résultat net (en %)

Montant des dividendes par salarié (en euros)

ACCOR

-599

269

 

2009

AIR LIQUIDE

1609

803

50

16222

ALSTOM

802

243

30

2616

ARCELORMITTAL

-2826

910

 

3716

AREVA

-99

112

 

2408

ATOS

228

14.9

7

194

AXA

4152

1720

41

18227

BNP PARIBAS

6553

406

6

2153

BOLLORE

804.3

132.6

16

2387

BOUYGUES

633

504

80

3767

CAPGEMINI

370

154

42

1264

CARREFOUR

1233

257

21

704

CASINO

564

332

59

1042

DANONE

1787

835

47

8154

EADS

1228

379

31

2699

EDF

3316

2125

64

13303

ERAMET

8

59

738

4111

ESSILOR

584

176.6

30

3485

GDF SUEZ

1550

1887

122

8603

GEMALTO

201

26

13

2600

ILIAD

186.5

21.2

11

3259

KERING (PPR)

1048

473.3

45

14154

L'OREAL

2868

1268.2

44

17459

LAFARGE

432

145

34

2254

LEGRAND

507

245

48

6950

LVMH

3424

1448

42

13616

MICHELIN

1571

378

24

3523

ORANGE

1104

3632

329

21298

PERNOD RICARD

1201

411

34

22449

PEUGEOT

-5010

0

0

0

PUBLICIS

737

189

26

3287

RENAULT

1772

338

19

2660

SAFRAN

1025

300

29

4796

SAINT-GOBAIN

766

700

91

3631

SANOFI

4967

3487

70

31141

SCHNEIDER ELECTRIC

1927

919

48

6031

SOCIETE GENERALE

774

508

66

3299

SODEXO

525

221

42

524

SOLVAY

710

278

39

9552

ST MICRO

-903

273

 

5634

SUEZ ENVIRONNEMENT

251.4

601

239

7555

TECHNIP

543.1

172.6

32

4728

TOTAL

10694

5288

49

54445

VALLOUREC

216.8

150.5

69

6494

VEOLIA ENVIRONNEMENT

393.8

353.8

90

1111

VINCI

1916.7

951.9

50

4940

VIVENDI

2550

1245

49

21447

 

 

 

Sur les cinq entreprises déficitaires de notre panel, seul Peugeot a renoncé à rémunérer ses actionnaires. Mais c’est surtout pour sauver l’activité financière du groupe, la Banque PSA Finance, que la famille Peugeot, actionnaire à 25%, ne s’est pas versée un seul euro de dividendes. En échange d’une garantie de l’État sur 7 milliards d’euros d’emprunts, le groupe a promis en octobre 2012 de « ne pas procéder à des distributions de dividendes ou à des rachats d’actions, et à ne pas attribuer aux membres du directoire d’options de souscription ou d’achat d’actions ni d’actions gratuites ». Et ce, pendant trois ans. De leur côté, les salariés de PSA paient le prix fort : plus de 8 000 emplois sont supprimés, l’usine d’Aulnay-sous-Bois en région parisienne a fermé, celle de Rennes est menacée. Au printemps 2012, les effectifs de l’activité automobile s’élevaient à 67 100 personnes. Selon les syndicats, ils devraient fondre à 55 900 employés d’ici à mi-2014. Les actionnaires, eux, devraient de nouveau percevoir des dividendes en 2015. Les salariés au chômage arriveront, eux, en fin de droits.

 

L’État, un actionnaire aussi gourmand que les autres

 

L’État, directement ou via l’une de ses institutions – Caisse des dépôts, Fonds stratégique d’investissement (FSI), Commissariat à l’énergie atomique (CEA)… – est présent au capital d’une vingtaine d’entreprises de notre panel.

 

Dans neuf d’entre elles, la puissance publique pèse plus de 10% des actions, donc des voix (Areva, EADS, EDF, Eramet, GDF Suez, Orange, Renault, Safran, ST Micro). Comment se comporte l’État actionnaire ? Est-il aussi gourmand que les gros fonds ou portefeuilles d’actions privés ? Le cas Areva montre que l’État peut privilégier ses propres intérêts financiers, quel que soit l’état de santé de l’entreprise. Actionnaire à plus de 85% du champion du nucléaire, via notamment le CEA, l’État a empoché la plus grande part des 112 millions d’euros de dividendes, quand le fabricant de combustible nucléaire déplore une perte de 99 millions.

 

Areva n’est pas le seul exemple. En plus des multinationales déficitaires, quatre autres grands groupes français ont distribué à leurs actionnaires davantage d’argent qu’ils n’en ont gagné. Ils ont un point commun : l’État est très présent au sein du capital. Eramet, l’une des rares sociétés minières hexagonales, a ainsi versé l’équivalent de 738% de ses bénéfices en dividendes ! Parmi ses actionnaires figurent le FSI et le Bureau de recherche géologique et minière, un établissement public (27% à eux deux).

 

Les actionnaires d’Orange – dont l’Etat et le FSI (toujours 27%) – peuvent également se réjouir : ils ont perçu 328% des bénéfices du principal opérateur de téléphonie. Un pactole non négligeable : 3,6 milliards d’euros. La rémunération, longtemps fixée à 1,4 euro par action, a entravé les investissements et a provoqué de sérieux remous en interne. « Depuis dix ans, Orange a versé 27 milliards d’euros de dividendes, c’est plus que son poids en Bourse aujourd’hui ! », dénonçait la Confédération générale des cadres lors de la dernière assemblée générale des actionnaires fin mai 2013. Une proposition de baisse des dividendes à 0,78 euro par action a plusieurs fois été refusée par les actionnaires... avec le soutien de l’Agence de participation de l’État, qui représente le ministère des Finances. Elle est désormais en vigueur.

 

Même scénario pour GDF Suez. Prétextant une hausse des coûts d’approvisionnement, GDF Suez ne cesse de réclamer – et d’obtenir – de nouvelles hausses des tarifs du gaz. Tout en redistribuant des dividendes représentant 122% de ses bénéfices à ses actionnaires, au premier rang desquels l’État (39% avec la Caisse des dépôts). Quand à Suez environnement, elle a distribué 239% de son résultat après impôt, dont un bon tiers à son principal actionnaire… GDF Suez. Enfin, EDF, la seconde entreprise cotée en bourse, avec Areva, où l’État est majoritaire (84%), a reversé l’équivalent des deux tiers de ses bénéfices à ses propriétaires, soit 2,1 milliards d’euros. Toujours ça que les énergies renouvelables n’auront pas ! Reste à voir comment seront répartis les résultats de l’exercice 2012 pour vérifier si le gouvernement socialiste infléchit ces pratiques. Ou s’il préfère de l’argent frais à court terme quitte à fragiliser des entreprises.

 

Sept mois de salaires pour les actionnaires

 

S’il existait en France la palme du salarié le plus rentable au regard de l’argent qu’il fait gagner aux actionnaires de son entreprise, elle serait remise aux salariés de Total. Chacun des 97 126 employés du groupe pétrolier a rapporté plus de 54 000 euros de dividendes aux propriétaires de l’entreprise en 2012 ! Soit les trois quarts de ce que le groupe pétrolier dépense en moyenne par salarié chaque année. Et l’équivalent de trois années de Smic ! Total est aussi celle qui, parmi les 47 entreprises que nous avons étudiées, a reversé à ses actionnaires les plus gros dividendes : 5,3 milliards d’euros, soit quasiment la moitié de ses bénéfices.

 

A ce concours des salariés les plus « stakhanovistes » du point de vue de la rentabilité boursière, le personnel de Sanofi arrive en deuxième position : chacun des 112 000 employés du labo pharmaceutique, dont 28 000 en France, a permis à ses actionnaires d’engranger plus de 31 000 euros. Mais le capitalisme financier ne connaît pas la gratitude : entre 900 et 1 500 postes devraient être supprimés en France d’ici 2015, en particulier dans la recherche. Parallèlement, 70% des bénéfices, soit près de 3,5 milliards, ont été distribués aux actionnaires du groupe.

 

Les salariés de Pernod Ricard, de Vivendi et d’Orange ont également fait gagner plus de 20 000 euros à leurs actionnaires. Pour la moitié des opérateurs et techniciens de l’ancienne France Télécom, qui gagnent moins de 2 950 euros bruts, cela représente sept mois de salaire ! Ils récupéreront cependant l’équivalent d’un mois de salaire au titre de l’intéressement, et se consoleront peut-être en se rappelant que les salariés, via un fonds commun de placement, possède environ 4% des actions d’Orange.

 

Ces actionnaires qui en profitent le plus

 

La bourse est un vaste monde. Les petits actionnaires et leurs PEA (Plan d’épargne en actions) y côtoient les grandes fortunes, françaises mais aussi belges, états-uniennes, égyptiennes ou russes. On y croise une multitude de gestionnaires de portefeuilles d’actions des grandes banques françaises ou nord-américaines, des fonds de pension, des fonds souverains norvégiens, koweïtiens ou qataris, des États – la France bien sûr mais aussi l’Italie (dans le capital de ST Micro), l’Allemagne (EADS) ou le Grand Duché du Luxembourg (ArcelorMittal).

 

Les salariés de plusieurs groupes y détiennent, via les fonds communs de placement de leur entreprise, des participations parfois non négligeables : chez Bouygues (23%), Safran (15%), Vinci (10%), Essilor (8%), ou Vallourec (7%) [1] Y apparaissent aussi quelques « humanitaires », comme le fonds britannique « Children’s Investment Fund Management » (Fonds d’investissement pour les enfants) qui possède une petite participation dans le groupe Safran, spécialiste en matière de défense et de drones. Et des multinationales elles-mêmes actionnaires d’autres multinationales. Tous sont unis vers un même objectif : percevoir des dividendes.

 

Si l’État est loin d’être le dernier à profiter du « coût du capital », plusieurs grosses entités bénéficient pleinement de ce généreux régime de redistribution. Le Groupe Bruxelles Lambert est ainsi présent en force : au sein de Lafarge (20,9%), de Pernod-Ricard (7,5%), de Suez environnement (7,2%), de GDF Suez (5,1%) et de Total (4%). Il s’agit d’une holding détenue par le milliardaire belge Albert Frère et la famille du milliardaire canadien Paul Desmarais, décédé en octobre. Tous deux étaient proches de l’ancien président Nicolas Sarkozy.

 

Du CAC 40 aux sociétés coopératives

 

Le groupe Arnault, qui gère les intérêts de la première fortune de France, possède 46,2% de LVMH, qui a reversé 1,4 milliard d’euros de dividendes à ses actionnaires, et 15,6% de Carrefour (en alliance avec Colony Capital, très présent dans Accor). La société Wendel, dans laquelle officie l’ancien président du Medef Ernest-Antoine Seillières, possède 19,4% du groupe industriel Legrand et 17,4% de Saint-Gobain. Cette dernière est l’une des sociétés du CAC 40 les plus généreuses avec ses actionnaires. Ils se sont vu accordés des dividendes équivalent à 91% des bénéfices, soit 700 millions d’euros. Famille Bouygues ou Bettencourt, Financière Pinault... La liste des autres gros propriétaires de capitaux est loin d’être exhaustive.

 

Dans un monde parallèle au capitalisme financier, une autre répartition des richesses est à l’œuvre. Tout n’est pas parfait au sein des 2 000 sociétés coopératives et participatives (Scop) qui existent en France. Mais un autre partage de la valeur créée y est pratiquée entre détenteurs du capital et les 43 800 salariés qui y travaillent. « En 2011, 43,2 % des excédents nets ont été distribués aux salariés sous forme de participation, 44,1 % ont été mises en réserve et 12,7 % ont rémunéré le capital investi dans les entreprises », explique la Confédération générale des Scop. L’État actionnaire pourrait, au moins, s’en inspirer.

 

Tableau : Mathieu Lapprand via Datatables

Photo : via NYSE Euronext


 

Méthodologie du tableau

 

Pour élaborer ce classement, l’Observatoire des multinationales et Basta ! ont étudié les documents de référence 2012, remis à l’Autorité des marchés financiers, de 47 grandes entreprises cotées. Nous avons comparé le montant des dividendes versés au résultat net, équivalent au bénéfice après impôt, de chaque entreprise. Cela permet de donner une idée des choix des dirigeant d’entreprise : favoriser la rentabilité financière à court terme ou consacrer davantage de bénéfices à de nouveaux investissements futurs.

 

Nous avons ensuite rapporté ces dividendes à l’effectif salarié du groupe dans le monde pour donner une idée des dividendes généré par chaque employé. Et pour que celui-ci constate, au vu de son salaire, la part de la richesse créée qui part rémunérer le capital. Exemple ? Un ouvrier de Renault au Smic générera presque l’équivalent de deux mois de son salaire en profits pour les actionnaires.

 

Précisons que les grands groupes non cotés en bourse (comme Auchan) n’ont pas l’obligation de publier leur document de référence. Ils n’apparaissent donc pas dans ce panel.

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 17:29

 

 

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Discours de Pierre Laurent (PCF)

 

Paris le 9 décembre 2013


Madame l'ambassadrice d'Afrique du Sud en France,

Messieurs les ambassadeurs de Palestine en France et auprès de l'Unesco,

Madame Jacqueline Dérens, fondatrice de la Rencontre nationale avec le peuple d'Afrique du Sud,

Mesdames, messieurs,

Chers amis, chers camarades,

 

Le 7 juin 1990, quatre mois à peine après sa libération, le 11 février 1990, Nelson Mandela se trouvait ici même au siège du Parti communiste, accueilli par Georges Marchais. Âgé alors de 72 ans, celui qui n'était pas encore Président de la nation « arc en ciel » était venu en frère pour témoigner de sa reconnaissance à notre parti, et à toutes celles et ceux qui, à ses côtés, avaient embrassé le combat contre l'apartheid et celui pour sa libération, 27 années d'un combat inlassable, finalement victorieux, et 42 ans depuis l'instauration de l'apartheid en 1948.

 

Aujourd'hui, Madiba n'est plus, il est « rentré à la maison », endeuillant une nation dont les frontières débordent la seule Afrique du Sud. Nelson Mandela n'a jamais voulu être une icône,  lui, dont les premiers mots à sa sortie de prison, furent : « Je suis ici devant vous, non comme un prophète, mais comme votre humble serviteur. » C'est pour honorer cette leçon de combat et d'humilité au service de l'émancipation humaine, que nous portons à nouveau ce soir à la boutonnière le badge à l'effigie de Mandela, que nous portions si fidèlement lors des longues années de lutte pour sa libération.

 

Ce soir, nous saluons le combat d’une vie, qui fut le symbole de la lutte collective de tout un peuple. Celle d’un jeune sud-africain avocat noir, celle du militant de la Charte de la liberté  adoptée par le Congrès du Peuple en 1955, à Soweto, celle d’un révolutionnaire qui fait le choix de la lutte armée, quand la tyrannie de l'apartheid ferma toutes les portes de la non violence, celle d’un responsable politique qui traverse avec courage et sans haine 27 années de bagne et de prison, celle du premier Président sud-africain élu au suffrage démocratique non racial, symbole de l'union d'un peuple dans sa lutte pour la liberté, la paix et une nouvelle Afrique du Sud. Telle fut l’existence de Nelson Mandela, tumultueuse, faite des peines les plus profondes comme des joies les plus grandes.

 

L'hommage le plus sincère que nous pouvons rendre à Nelson Mandela est d'éviter les artifices d'une canonisation vidée de sens, portant au pinacle l'homme de la réconciliation et masquant volontairement l'homme de combat. Nelson Mandela ne fut qu'un. La dureté de sa lutte est indissociable de son ambition de réunification, fondée sur l'égalité de tous les Sud-Africains. Il n’y a pas eu d’abord Mandela le révolutionnaire, puis Mandela le réconciliateur. Il a toujours été les deux. La lutte contre l’apartheid et la volonté de réconciliation ont été les objectifs fondateurs de l’ANC qui se battait pour une Afrique du Sud non raciale rassemblée autour de la justice et des droits démocratiques pour tous. Mandela est devenu la figure de proue de ce combat. Mais derrière lui, il y avait une cause, une organisation, la triple alliance de l'ANC, du Parti communiste sud-africain et de la Cosatu, et des milliers de combattants. Derrière le nom de Mandela raisonnent ceux de Walter Sisulu, d'Olivier Tambo, de Joë Slovo, de Chris Hani, le secrétaire général du PC Sud Africain, sauvagement tué un an avant l'élection de Mandela, de Desmond Tutu, de Dulcie September, représentante de l'ANC, lâchement assassinée en plein Paris, et tant d'autres.... Le sourire de Mandela est une constellation de sourires, de ces sœurs et frères sud-africains, de ces combattants, de ces camarades. Nelson Mandela est universel, il est le visage réconfortant, familier de ceux qui n'abdiquent pas face à la ségrégation, la discrimination, l'exploitation, l'oppression, de ceux qui tendent la main, qui rassemblent autour de causes justes qui font l'essence de l'humanité. Pour tous ces combattants, j’ai ce soir une pensée très émue.

 

Rendre hommage à Mandela, c'est parler d'un peuple et de sa lutte contre le régime de l'apartheid, déclaré crime contre l'Humanité. Prolongement des politiques et des pratiques coloniales, l'apartheid (séparation en afrikaans) fut la pierre angulaire du nationalisme afrikaner et le pilier du développement d'un capitalisme brutal en Afrique du Sud. Il fut, durant de longues décennies, le cœur de la société ségrégationniste sud-africaine, contingentant tous les secteurs de la vie du pays, condamnant des millions d'hommes et de femmes « non blancs » à la misère et l'exploitation. C'est contre ce système de haine que Mandela et les siens se sont battus. Des bancs de l'université à l'ANC, du bagne à la présidence, la vie de Nelson Mandela est à l’image de tous ces combattants qui risquèrent leur vie, choisissant l’espoir contre la résignation. La Charte de la liberté adoptée le 26 juin 1955, que le magnifique numéro spécial de l'Humanité, paru samedi, vient de republier, est l’expression de cet engagement politique du peuple sud-africain rassemblé. Elle est le terreau, la synthèse des revendications sous-tendues par la lutte pour l’égalité et la démocratie. Relisez-là, et vous vous rendrez compte du chemin parcouru mais aussi du chemin qui reste à parcourir…

 

Le mouvement émancipateur dont Nelson Mandela fut l’un des acteurs est éminemment politique. Il dépasse le seul parcours individuel d’un homme aussi exceptionnel soit-il. Il fut ce que la force collective, le combat commun, le rassemblement peuvent produire de meilleur.

 

Rendre hommage à Mandela, c'est aussi prendre la mesure de l'immense mouvement de solidarité internationale qui permit sa libération, et dont nous sommes fiers d'avoir été les fers de lance en France. Le Parti communiste français et les jeunes communistes ont joué un grand  rôle dans la médiatisation du sort et du combat du matricule 446-64 de la prison de Robben Island. Le PCF lança son action de soutien dès sa condamnation au procès de Rivonia en 1964, et il faut relire l’intervention à l’Assemblée nationale de Marie-Claude Vaillant Couturier, dès cette année là. Pendant des années nous avons dû combattre la chape de plomb qui condamnait Nelson Mandela au silence et à l'indifférence. Cette indifférence servait le régime d'apartheid. Et quand elle fut brisée, il fallut alors combattre ceux qui justifiaient encore la collaboration économique des gouvernements et des groupes français avec le régime. Rendez-vous compte, au début des années 80, un sondage réalisé attestait que seuls 2% de la population française connaissaient le nom de Mandela. Il en a fallu, des combats et des mobilisations. Des manifestations de soutien aux occupations d’ambassade en passant par les concerts et les tags sauvages « libérez Mandela », nous avons, tous ensemble, mené une lutte exemplaire de solidarité. Je garde, pour ma part, et comme beaucoup d'entre vous, tant de souvenirs au cœur. En septembre 1984, nous avions, avec 400 jeunes  communistes, envahi l'ambassade d'Afrique du Sud pour la recouvrir de peinture noire. Nous en étions si fiers. A la mobilisation citoyenne, aux campagnes de sensibilisation, nous avons ajouté la campagne économique en appelant au boycott. Nous voulions frapper au cœur le système d’apartheid, et cela a payé. Notre combat a, peu à peu, sorti de l’ombre Nelson Mandela et ses camarades. Les maires communistes ont baptisé de son vivant, quand il était par certains traité de « sioniste » des dizaines de rues, de places, de gymnases, de collèges du nom de Nelson Mandela. Peut-être serait-il utile d'y lire aujourd'hui la Charte de la Liberté de 1955, tant elle résonne face au retour abject des discours racistes. Oui, mesdames et messieurs qui célébrez tous Nelson Mandela, et c'est tant mieux, nous avons envie de vous dire : un peu moins de poncifs et un peu plus de sens ! Sa libération, le 11 février 1990, fut pour nous une grande explosion de joie. J'étais ce jour-là, à l'Humanité, qui a tant fait dans ce combat. Nous étions agglutinés devant la télé, et nous pleurions devant son sourire et son poing levé.

 

Alors, aujourd’hui, alors que Madiba n’est plus, que l'Afrique du Sud poursuit son combat vers l'émancipation humaine, que le combat fait rage en Afrique et partout dans le monde pour continuer à faire avancer la justice et l'égalité, nous ne saurions mieux lui rendre hommage qu’en perpétuant son héritage de lutte, et son esprit de rassemblement. Continuons nos combats pour l’émancipation humaine, continuons nos campagnes de solidarité internationale qui confèrent aux luttes pour la libération des peuples une dimension universelle. Je pense évidemment aux luttes qui continuent du peuple sud-africain. Je pense au peuple palestinien, sahraoui, kurde qui se battent pour leurs droits et qui ont besoin de notre soutien. Je pense à la campagne internationale pour la libération des prisonniers politiques palestiniens, pour qu'à leur tour, Marwan Bargouthi, et les siens, ne passent pas 27 années derrière les barreaux ! Il est déjà incarcéré depuis 11 ans ! Je pense aux peuples d'Afrique, et en ces heures tragiques, aux peuples du Mali et de Centrafrique, qui subissent la guerre auxquels, seuls la paix et le développement et non les armes, pourront ouvrir les voies de la liberté et de l'avenir. Je pense enfin évidemment très fort à notre combat, ici en France, contre les forces brunes, les forces racistes et xénophobes qui cherchent à gagner du terrain. Portons toujours plus haut le combat anti-raciste. Il est inexorablement lié à notre lutte pour l’égalité entre tous les hommes, entre les hommes et les femmes et pour l’émancipation du genre humain.

 

Je conclurai cet hommage en citant un passage du message que Nelson Mandela avait adressé aux participants de l’édition 1996 de la fête de l’Humanité :

 

« Ma génération laisse la jeune génération avec quelques exemples héroïques de tâches accomplies. Mais nous vous laissons aussi avec d'énormes défis, avec des problèmes anciens et nouveaux. (…)  les jeunes peuvent refuser de succomber au désespoir. Vous pouvez dire non à l'intolérance. Vous pouvez, et vous devez, prendre en charge la responsabilité de changer le monde et d'améliorer le sort de tous les peuples ».

 

Oui, avec Mandela, avec son peuple, avec ses camarades d'hier, d'aujourd'hui et de demain, nous continuons à clamer la victoire, celle qui donne au peuple le pouvoir.

 

Avec Mandela, nous crions « Amandla » !

 


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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 20:23
 
Ils sont menacés de sanction en Turquie
pour cet hommage à Mandela

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La Fédération turque de football ne goûte pas les hommages à Nelson Mandela. Didier Drogba et Emmanuel Eboué viennent de s’en apercevoir. Les deux internationaux ivoiriens de Galatasaray (Istanbul), sont menacés de sanctions pour avoir rendu hommage à l’issue d’un match à «Madiba», décédé jeudi, rapporte ce dimanche la presse turque.

 

Vendredi soir, à la fin du match entre Galatasaray et SB Elagizspor, comptant pour la Coupe de Turquie, Drogba a dévoilé sous son maillot un tee-shirt où était inscrit «Thank you Madiba» (littéralement «Merci Madiba», le surnom du symbole de la lutte anti-apartheid.

 

Eboué a fait de même, son tee-shirt portant le message «Rest in peace Nelson Mandela» (littéralement «Repose en paix Nelson Mandela»). Les deux joueurs ont été renvoyés par la Fédération turque de football (TFF) devant sa commission de discipline, rapportent les quotidiens Milliyet et Hürriyet. Il est en principe interdit pour les footballeurs d’arborer des slogans ou messages politiques sur leurs maillots, sous peine d’une amen

 

En 2009, Frédéric Kanouté avait lui aussi eu maille à partir avec la fédération espagnole après avoir porté un tee-shirt de soutien à la palestine en plein match.

 

Source: http://www.leparisien.fr/sports/football/video-drogba-et-eboue-menaces-de-sanction-en-turquie-pour-un-hommage-a-mandela-08-12-2013-3388303.php

 


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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 07:52

 

 

 

 

L’Assemblée générale des Nations-Unies, au cours de sa 68ème session à New-York, vient de proclamer 2014 « Année de la Solidarité Internationale avec le peuple palestinien », apprend-on à la lecture d’un communiqué de l’ONU. 

 

La résolution a été adoptée par 110 voix, 56 abstentions, et seulement 7 votes contre, ceux d’Israël, des Etats-Unis, de l’Australie, du Canada, de la Micronésie, des Iles Marshall et Palau.

 

D’autres réso­lu­tions au cours de l’Assemblée générale ont été adoptées, dont celle appelant Israël à cesser les construc­tions en Cis­jor­danie et à son retrait du plateau du Golan.

 

Lire l’assemblée générale de la 68ème session: http://www.un.org/News/fr-press/docs/2013/AG11460.doc.htm

 


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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 07:37

Le lent suicide d’Europe Ecologie Les Verts

 

Hervé Kempf

Lundi 2 décembre 2013

 

Prisonnier d’une alliance politique désastreuse, EELV vient de tenir son congrès à Caen, reconduisant mollement la ligne incarnée par Cécile Duflot et Jean-Vincent Placé. L’écologie politique est gravement malade. Il est urgent de penser son renouveau.

 

En août 2012, le parti EELV m’avait invité à animer la session plénière de ses journées d’été, dont le thème était : "Des écologistes au gouvernement, pour quoi faire ?".

 

Comme je ne conçois pas le rôle d’animateur comme étant celui d’un distributeur d’eau tiède, j’avais introduit la discussion en posant les questions que bon nombre des membres de ce mouvement se posaient, à savoir : jusqu’à quel point est-il utile d’avoir des ministres dans un gouvernement qui prend des mesures anti-écologiques ? Car en à peine deux mois, le gouvernement de M. Ayrault avait déjà relancé un surgénérateur (Astrid), viré une ministre de l’Ecologie qui s’opposait à l’exploitation de pétrole au large de la Guyane, réprimé violemment deux manifestations à Notre Dame des Landes et à Montabot (contre la ligne à haute tension Cotentin Maine).

 

Cette introduction agaça les ministres à la tribune, Cécile Duflot et Pascal Canfin, et le député François de Rugy. Quand vint son tour de parole, Pascal Canfin, selon la méthode qui consiste à s’en prendre au messager plutôt que répondre au message, m’interpella : "Que fait un journaliste écologique dans un journal qui ne l’est pas ? Quand on voit la Une du Monde sur la croissance… La couleuvre que Hervé Kempf a avalé ce jour-là, c’est un boa".

 

Mon rôle d’animateur n’était pas d’entrer dans un débat direct avec les orateurs, donc je ne répondis pas. Un an plus tard, considérant qu’effectivement, on ne peut pas avaler les boas, j’ai quitté le journal de MM. Bergé, Niel et Pigasse. Pascal Canfin est toujours ministre, et ne manifeste aucun désir de quitter ce poste. Depuis l’été 2012, le gouvernement Ayrault a cependant multiplié les mesures anti-environnement. Il semble que la conception des boas diffère selon que l’on est journaliste attaché à la liberté et militant politique.

 

La question de la participation au gouvernement torture plus que jamais le parti né en 1984 pour porter sur la scène politique l’interrogation écologiste et la volonté de changement qui en découle. Porter sur la scène politique signifie que l’on entend peser sur les leviers de pouvoir, et accéder à ces leviers de pouvoir. On ne peut donc reprocher à un parti de chercher à gouverner. Mais cela n’a de sens que s'il pèse vraiment. En l’occurrence, ni M. Canfin, ni Mme Duflot, ne peuvent démontrer qu’ils pèsent sur la politique gouvernementale en matière d’environnement. Leur présence les contraint même à une solidarité avec toutes les décisions du gouvernement, ce qui les conduit et conduit ce parti à valider des mesures dont on peut juger qu’elles sont inacceptables.

 

Echec sur l’énergie, échec sur l’agriculture

 

Accepter de ne pas prendre la responsabilité du ministère de l’Ecologie était dès le départ une erreur. On voyait ainsi échapper la possibilité de peser sur un des deux grands problèmes au coeur du défi écologique pour la France : l’énergie.

 

Au moins, le portefeuille de ministre de l’Egalité des territoires et du Logement aurait-il pu permettre de peser sur l’autre grand problème environnemental français : celui de l’artificialisation des terres, qui porte avec lui la question agricole et celle de la spéculation foncière. Le bilan de Mme Duflot est ici particulièrement décevant : elle a clairement fait le choix de favoriser la construction de logements, plaçant la lutte contre l’artificialisation des terres en objectif secondaire.

 

Ne pas peser au gouvernement, mais y être présent, oblige les parlementaires à soutenir les actions nuisibles de ce gouvernement. En fait, EELV est prise dans la stratégie du PS que François Mitterrand avait déjà expérimenté, avec succès, dans les années 1980 : accueillir des ministres communistes au gouvernement pour étouffer ce parti. De même, François Holllande a-t-il attiré des ministres écologistes au gouvernement pour étouffer les écologistes.

 

Car le PS (parti "socialiste") est caractérisé par deux traits fondamentaux :

 

  • il ne raisonne qu’en termes de rapports de force et a à peu près abandonné tout idéal politique, ne fonctionnant plus qu’en machine à capter le pouvoir ;
  • il n’a absolument pas intégré la question écologique, et considère les écologistes soit comme des gêneurs, soit comme des vassaux.

 

Aujourd’hui, les partisans du maintien au gouvernement d’EELV avancent deux arguments : il faut rester jusqu’à la loi sur la transition énergétique qui sera préparée à l’automne prochain ; si l’on part, on affaiblit encore le PS, ce qui favorisera l’extrême-droite.

 

En ce qui concerne la transition énergétique, ce qui s’est passé depuis plus d’un an autour du nucléaire comme la façon dont s’est déroulé le débat sur la transition énergétique devrait suffire à dessiller les yeux des plus naïfs. Mais il semble que l’amour du pouvoir rende aveugle.

 

Quant à la menace de l’extrême-droite, si elle est réelle, elle découle essentiellement de la trahison du PS à l’égard des classes populaires, trahison à laquelle s’associe de fait EELV. Rien ne sert de reculer pour mieux sauter : la continuation de cette politique médiocre ne peut qu’accentuer le désaveu croissant des électeurs envers les gouvernants.

 

Reculer conduit au précipice

 

A force de céder du terrain sur les choix essentiels, et d’accepter les reculs successifs sur l’environnement, EELV est en train de dilapider son capital, qui est l’idée que ce parti représente l’écologie.

 

Car tant à droite qu’à gauche, l’environnement commence à s’intégrer aux politiques : à droite, l’UDI de Jean-Louis Borloo et Chantal Jouanno développe une expertise réelle sur nombre de questions environnementales. Et même si c’est une vérité difficile à admettre, le bilan environnemental du quinquennat Sarkozy n’est au final pas plus mauvais que celui des deux années de M. Hollande. A gauche, le Parti de gauche avance dans la définition de l’"écosocialisme" et est présent dans nombre de luttes écogiques de terrain (souvent, d’ailleurs, en bonne intelligence avec les militants locaux d’EELV). Et dans les luttes concrètes, de plus en plus souvent on s’organise indépendamment d’EELV et parfois en opposition avec ce parti.

 

Le renouveau

 

Dans cet affaissement du parti écologiste, il reste deux points forts, d’où pourrait partir le renouveau. D’abord, l’ancrage à l’échelle locale. Car si le bilan ministériel est désastreux, le travail dans les municipalités et les régions est souvent très positif. Sans doute est-ce là l’échelle privilégiée de l’action politique écologiste, comme l’indique Antoine Lagneau. Ensuite, le travail au niveau européen : le Parlement de Strasbourg est une instance où il est bien plus possible d’influencer les politiques. Il est par exemple évident que Pascal Canfin était bien plus utile au Parlement - où il animait efficacement la bataille pour contrôler les puissances financières - qu’au gouvernement où il administre une aide au développement en peau de chagrin.

 

Enfin, il parait indispensable de… réfléchir. La pensée écologiste a besoin de se renouveler, de se remettre en question, d’intégrer en permanence les idées nouvelles qui jaillissent du corps social et de l’évolution historique rapide du capitalisme finissant. On sent chez nombre de responsables politiques écologistes une paresse intellectuelle qui explique largement leur médiocre bilan : on ne peut pas élaborer une bonne stratégie si l’on n’a pas une claire vision des choses.

 

De ce point de vue, un troisième point d’appui du renouveau écologique doit venir de l’effort de pensée. D’une part à travers un organe de réflexion à longue durée, comme Etopia, en Belgique, qui explique en partie le succès des écologistes belges. Et d’autre part d’un média, indépendant et qui affirme clairement la priorité historique que représente la crise écologique planétaire. Un média qui alimente en permanence la discussion écologique et nourrisse d’informations originales sa vision du monde. C’est ici le rôle de Reporterre, qui s’intéresse, bien au-delà d’EELV, à toute la communauté écologiste, des anarchistes aux partisans du développement durable, sur le terrain des luttes comme sur celui des cercles de réflexion.

 

Le 2 décembre 2013

 


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