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  • : Le blog de la Section du PCF Pierre Bénite
  • : A pour objectif de faire connaître au public les activités et initiatives de la section du PCF qui rayonne sur le canton d'Irigny(69)
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Peine De Mort

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Prononcée à la Conférence Nationale du PCF

 

Après l'importante séquence électorale que nous venons de vivre, nous avons à mettre en œuvre notre démarche stratégique, celle du Front de gauche, dans un contexte qui s'annonce très chahuté.

 

L'explosion des difficultés en zone euro ravage l'Europe du sud et ébranle le couple franco-allemand.

 

Cette région est écrasée par le diktat de Merkel, la BCE, les marchés financiers et les politiques d'austérité. Elle inquiète le monde entier. Sa fragilité révèle au grand jour l'impasse de la construction actuelle et des plans censés la sauver.

 

« Rester dans l'euro, mais sans l'austérité », c'est sur ce message que Siriza a failli gagner en Grèce dimanche dernier. Entendre cet appel exige d'œuvrer à promouvoir une autre utilisation de l'euro et de la BCE. Et la France peut peser énormément en ce sens face à l'Allemagne. C'est dire sa responsabilité!

 

Cependant, Hollande a appelé les Grecs à voter pour la droite, prêtant main forte au chantage des créanciers. Et en France, il a commencé à reculer, face aux pressions, demeurant tendu vers l'objectif, fixé par Sarkozy, d'un déficit public à 3% du PIB en 2013 et 0% en 2017.

 

Pour respecter cette feuille de route, c'est au nom même du « redressement de la France » qu'il prépare un tour de vis!

 

Pourtant, il a été élu, certes pour en finir avec Sarkozy, mais aussi parce qu'il a critiqué l'insuffisance de croissance et l'austérité,  parce qu'il a dit vouloir « renégocier » le pacte Merkozy, réorienter la BCE, couper les banques de la spéculation, redresser notre industrie. Sous notre pression, il s'est dit opposé aux « licenciements boursiers » et prêt à « un coup de pouce au SMIC ».

 

Cette contradiction entre des promesses qui l'ont fait élire et le maintien d'un cap en matière de moyens qui les nie nous ouvrent la possibilité et nous placent devant la nécessité d'intervenir pour que les attentes des Français ne soient pas trahies, ce qui déboucherait sur le retour d'une droite extrémiste.

 

Dans les conditions actuelles, on ne saurait - c'est évident - participer au gouvernement. Mais cela ne doit pas signifier qu'il s'agit de rompre avec notre vocation à gouverner, au profit d'un comportement d'opposition irresponsable, déconnecté du besoin de réussite des électeurs de gauche et des salariés.

 

Ne croyons pas que notre non-participation va rendre notre tache plus facile. Le risque de marginalisation existe parce qu'il y a un risque d'illisibilité de notre utilité au regard des besoins impérieux de changements immédiats et à moyen-long terme.

 

D'ailleurs, l'opposition à des projets gouvernementaux que nous serons amenés à manifester peut engendrer le risque d'une confusion avec la droite, et nous ne le voulons pas.

 

Mais si nous ne sommes pas avec la droite, nous sommes alors dans la majorité parlementaire, ce qui peut engendrer un risque d'alignement sur le PS, et nous ne le voulons pas non plus.

 

Il va donc nous falloir déployer une ligne d'autonomie constructive mettant sans cesse en avant des contre-propositions cohérentes, crédibles, clairement en prise sur les exigences sociales et les luttes .

 

Cela va requérir une grande autonomie d'intervention rassembleuse du PCF œuvrant à une nouvelle phase du Front de gauche.

 

C'est pour cela-même qu'il faut que nous procédions à une évaluation critique de la façon dont nous avons mis en œuvre, jusqu'ici, la stratégie du Front de gauche.

 

Je pense qu'il n'y a pas d'alternative à cette stratégie et c'est pour cela-même qu'il est indispensable, en toutes circonstances, d'évaluer et de faire évaluer la façon dont on la met en œuvre, pour progresser et réussir.

 

Bien sûr, cela peut révéler des différences avec nos partenaires. Et c'est normal, il ne faut pas en avoir peur: Cherche-t-on à élargir le Front de gauche, à lui permettre d'être, avec des propositions cohérentes, opérationnelles, crédibles, liées aux luttes, le vecteur d'un très large rassemblement  populaire et de gauche, afin de réussir à accomplir ce que les français cherchent depuis le 6 mai ? Ou bien veut-on jouer l'échec de cette expérience en prétendant qu'on ne fera jamais bouger le PS et qu'on ramassera les fruits de cet échec au terme d'une bataille « Front contre Front »?

 

Cette seconde option, peu constructive, a prédominé nationalement dans une campagne des législatives qui a été cruellement privée d'impulsion nationale?

 

Le message du Front de gauche, loin des cohérences du programme  « L'humain d'abord »,  a été rétréci à un « plan com » anti Le Pen très contreproductif. Et cela, en même temps qu'une critique du PS, inutilement agressive et ne portant pas sur ses contradictions de fond pour valoriser la cohérence, le réalisme et l'utilité de nos propositions, a pu nourrir le vote utile pro-PS, ou l'abstention,  jusque chez nos propres électeurs de la présidentielle.

 

Avec la conférence sociale, avec les sommets européens, avec le débat budgétaire, avec la réforme bancaire vont s'ouvrir des chantiers de luttes et de propositions qui appellent notre intervention autonome au cœur du Front de gauche, pour le faire progresser et améliorer son efficacité rassembleuse.

 

C'est dans ces chantiers, ces fronts concrets que l'on devrait chercher à organiser et stimuler l'implication de tous ceux qui voudraient être des acteurs du Front de gauche avec des objectifs et des échéanciers précis, avec nos propositions concises, à enrichir sur le terrain et jusqu'au Parlement, sur la sécurisation de l'emploi et de la formation, sur la réorientation de la BCE, le pôle public financier pour un nouveau crédit, la réforme fiscale, la protection sociale, les services publics, les droits des salariés et usagers, pour réaliser des objectifs sociaux et sociétaux audacieux permettant de réussir.

Après l'importante séquence électorale que nous venons de vivre, nous avons à mettre en œuvre notre démarche stratégique, celle du Front de gauche, dans un contexte qui s'annonce très chahuté.

 

L'explosion des difficultés en zone euro ravage l'Europe du sud et ébranle le couple franco-allemand.

 

Cette région est écrasée par le diktat de Merkel, la BCE, les marchés financiers et les politiques d'austérité. Elle inquiète le monde entier. Sa fragilité révèle au grand jour l'impasse de la construction actuelle et des plans censés la sauver.

 

« Rester dans l'euro, mais sans l'austérité », c'est sur ce message que Siriza a failli gagner en Grèce dimanche dernier. Entendre cet appel exige d'œuvrer à promouvoir une autre utilisation de l'euro et de la BCE. Et la France peut peser énormément en ce sens face à l'Allemagne. C'est dire sa responsabilité!

 

Cependant, Hollande a appelé les Grecs à voter pour la droite, prêtant main forte au chantage des créanciers. Et en France, il a commencé à reculer, face aux pressions, demeurant tendu vers l'objectif, fixé par Sarkozy, d'un déficit public à 3% du PIB en 2013 et 0% en 2017.

 

Pour respecter cette feuille de route, c'est au nom même du « redressement de la France » qu'il prépare un tour de vis!

 

Pourtant, il a été élu, certes pour en finir avec Sarkozy, mais aussi parce qu'il a critiqué l'insuffisance de croissance et l'austérité,  parce qu'il a dit vouloir « renégocier » le pacte Merkozy, réorienter la BCE, couper les banques de la spéculation, redresser notre industrie. Sous notre pression, il s'est dit opposé aux « licenciements boursiers » et prêt à « un coup de pouce au SMIC ».

 

Cette contradiction entre des promesses qui l'ont fait élire et le maintien d'un cap en matière de moyens qui les nie nous ouvrent la possibilité et nous placent devant la nécessité d'intervenir pour que les attentes des Français ne soient pas trahies, ce qui déboucherait sur le retour d'une droite extrémiste.

 

Dans les conditions actuelles, on ne saurait - c'est évident - participer au gouvernement. Mais cela ne doit pas signifier qu'il s'agit de rompre avec notre vocation à gouverner, au profit d'un comportement d'opposition irresponsable, déconnecté du besoin de réussite des électeurs de gauche et des salariés.

 

Ne croyons pas que notre non-participation va rendre notre tache plus facile. Le risque de marginalisation existe parce qu'il y a un risque d'illisibilité de notre utilité au regard des besoins impérieux de changements immédiats et à moyen-long terme.

 

D'ailleurs, l'opposition à des projets gouvernementaux que nous serons amenés à manifester peut engendrer le risque d'une confusion avec la droite, et nous ne le voulons pas.

 

Mais si nous ne sommes pas avec la droite, nous sommes alors dans la majorité parlementaire, ce qui peut engendrer un risque d'alignement sur le PS, et nous ne le voulons pas non plus.

 

Il va donc nous falloir déployer une ligne d'autonomie constructive mettant sans cesse en avant des contre-propositions cohérentes, crédibles, clairement en prise sur les exigences sociales et les luttes .

 

Cela va requérir une grande autonomie d'intervention rassembleuse du PCF œuvrant à une nouvelle phase du Front de gauche.

 

C'est pour cela-même qu'il faut que nous procédions à une évaluation critique de la façon dont nous avons mis en œuvre, jusqu'ici, la stratégie du Front de gauche.

 

Je pense qu'il n'y a pas d'alternative à cette stratégie et c'est pour cela-même qu'il est indispensable, en toutes circonstances, d'évaluer et de faire évaluer la façon dont on la met en œuvre, pour progresser et réussir.

 

Bien sûr, cela peut révéler des différences avec nos partenaires. Et c'est normal, il ne faut pas en avoir peur: Cherche-t-on à élargir le Front de gauche, à lui permettre d'être, avec des propositions cohérentes, opérationnelles, crédibles, liées aux luttes, le vecteur d'un très large rassemblement  populaire et de gauche, afin de réussir à accomplir ce que les français cherchent depuis le 6 mai ? Ou bien veut-on jouer l'échec de cette expérience en prétendant qu'on ne fera jamais bouger le PS et qu'on ramassera les fruits de cet échec au terme d'une bataille « Front contre Front »?

 

Cette seconde option, peu constructive, a prédominé nationalement dans une campagne des législatives qui a été cruellement privée d'impulsion nationale?

 

Le message du Front de gauche, loin des cohérences du programme  « L'humain d'abord »,  a été rétréci à un « plan com » anti Le Pen très contreproductif. Et cela, en même temps qu'une critique du PS, inutilement agressive et ne portant pas sur ses contradictions de fond pour valoriser la cohérence, le réalisme et l'utilité de nos propositions, a pu nourrir le vote utile pro-PS, ou l'abstention,  jusque chez nos propres électeurs de la présidentielle.

 

Avec la conférence sociale, avec les sommets européens, avec le débat budgétaire, avec la réforme bancaire vont s'ouvrir des chantiers de luttes et de propositions qui appellent notre intervention autonome au cœur du Front de gauche, pour le faire progresser et améliorer son efficacité rassembleuse.

 

C'est dans ces chantiers, ces fronts concrets que l'on devrait chercher à organiser et stimuler l'implication de tous ceux qui voudraient être des acteurs du Front de gauche avec des objectifs et des échéanciers précis, avec nos propositions concises, à enrichir sur le terrain et jusqu'au Parlement, sur la sécurisation de l'emploi et de la formation, sur la réorientation de la BCE, le pôle public financier pour un nouveau crédit, la réforme fiscale, la protection sociale, les services publics, les droits des salariés et usagers, pour réaliser des objectifs sociaux et sociétaux audacieux permettant de réussir.

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