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  • : Le blog de la Section du PCF Pierre Bénite
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Peine De Mort

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Une campagne bien orchestrée !


Depuis plusieurs semaines, une campagne bien orchestrée tend à montrer que la « perte de compétitivité de la France », vis-à-vis de l’étranger et surtout de l’Allemagne, tiendrait au problème du « coût du travail ». Il est assez banal dans la bouche des capitalistes de parler du « coût du travail », ils évitent ainsi de dire que les richesses produites et les profits qu’ils en retirent ont pour seule origine l’exploitation du travail des salariés. Pour répondre aux exigences du patronat en matière de ce qu’il appelle : « la réduction des charges », ce qui veut dire : moins d’impôts et moins de salaire direct et indirect, le gouvernement a récemment commandité une étude à un institut de conjoncture privé : COE-rexecode. L’Insee, service public, pourtant en charge des données statistiques économiques est resté sur la touche.

 

C’est donc un organisme patronal qui a été chargé de montrer combien les patrons « souffrent » de la concurrence internationale, tandis que nos valeureux voisins, eux, appliquent une austérité encore plus grande qu’en France, au détriment des salariés et au bénéfice des profits capitalistes. Comme l’on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, l’étude conclut  ce que le patronat veut entendre : « le coût du travail » est la cause principale des difficultés du moment.

 

En réalité, tout cela est mensonger. La réalité c’est que les entreprises payent d’une main 34 milliards d’impôts sur les richesses produites par leurs salariés chaque année et  reçoivent dans l’autre via les exonérations fiscales plus de cinq fois plus !  En 25 ans les salaires sont passés de l’indice 100 à 120 pendant que les dividendes eux ont été multipliés par mille !  Jamais les capitalistes n’ont autant extorqué de richesses que dans les 25 dernières années. C’est cette réalité qu’il s’agit de masquer, comme il s’agit de masquer l’origine de la crise qui se situe dans le système d’exploitation capitaliste lui-même. 

 

Article du site : Hebdo communiste

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La nouvelle campagne du Medef est mal partie! 

 

 

La tentative de manipulation sur le coût du travail conduite par l’équipe de Nicolas Sarkozy conjointement avec le Medef de Laurence Parisot est en passe de se dégonfler comme une baudruche.

 

Nos deux propagandistes visaient à faire croire que la perte de compétitivité de la France vis-à-vis de l’Allemagne ces dernières années serait due à une croissance excessive des salaires de ce côté-ci de la frontière. Pour mener à bien l’opération, l’actuel ministre de l’Industrie, Éric Besson, a mandaté une officine privée, le cabinet COE-Rexecode, en général plus proche du patronat que de la vérité, afin qu’il donne une apparence d’objectivité à ce point de vue en l’occurrence très subjectif.

 

Dans son rapport, COE-Rexecode note à juste titre qu’« à partir du début des années 2000, une divergence de compétitivité sans précédent historique apparaît au détriment de la France et, depuis, l’écart de compétitivité s’accroît ». Mais à quoi l’attribuer ? Pour l’institut patronal, « le point essentiel, qui éclaire la plupart des observations précédentes, est que, selon les enquêtes disponibles, le coût moyen de l’heure de travail (salaire chargé) dans l’industrie a augmenté en France plus rapidement qu’en Allemagne d’environ 10 % dans la première partie des années 2000, l’écart de tendance se prolongeant depuis et s’amplifiant probablement ». Las pour ceux qui les ont mandatés, les experts du cabinet patronal se sont appuyés pour leur démonstration sur des chiffres qui sont faux.

 

Pour calculer le coût du travail, il faut prendre en compte deux facteurs : la productivité et le salaire horaire brut chargé. Le premier d’entre eux est évidemment dépendant du temps travaillé et c’est à ce niveau-là qu’est l’erreur. Alors que les salariés français de l’industrie travaillent davantage que leurs homologues allémands, le calcul effectué inversait la donne. Cela donnait un coût du travail français bien supérieur au coût allemand. Et voilà pourquoi notre fille était muette et nos propagandistes si bavards.

 

L’institut ROE-Rexecode recense 12 pistes d’explication de l’écart de compétitivité entre les deux pays qui, pour certaines, sont très pertinentes, mais il passe à côté d’une 13e explication : le coût du capital. Il faut bien prendre conscience que si la France vend moins et achète plus à l’étranger que l’Allemagne, c’est particulièrement parce que depuis longtemps elle exporte massivement ses capitaux. Ainsi, alors que les productions des konzerns d’outre-Rhin sont bien plus présentes aux États-Unis que celles des multinationales françaises, ces dernières y investissent davantage.

 

Cette évasion de nos ressources pénalise durement la croissance et l’emploi dans l’Hexagone.

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Lutter contre les mensonges

 

Depuis quelques mois, un peu partout, on entend que le nouvel exemple à suivre en matière de rigueur serait l’Allemagne. Un pays similaire au nôtre où des efforts suffisants auraient été réalisés pour permettre une croissance économique basée sur des exportations industrielles et des dépenses publiques maitrisées.
 

 

Par efforts, patronat et gouvernement entendent bien sûr, une compression des salaires pour permettre aux entreprises de baisser leurs coûts pour être plus compétitives.
 

 

Pour justifier cela, le gouvernement a utilisé un cabinet d’expertises économiques privé et très dépendant du MEDEF (COE-REXECODE pour ne pas le citer) qui a utilisé des chiffres tronqués pour essayer de démontrer que le coût du travail en France serait devenu supérieur au « coût du travail » allemand. Sur la base de ce rapport, le Ministre de l’Industrie, E. Besson, est même allé jusqu’à vouloir mettre en place un groupe de travail pour étudier des solutions permettant de remédier à cette perte de compétitivité de notre pays.
 

 

A court d’arguments ils nous mentent ouvertement ! Pour oser dire aux salariés que la restauration de la compétitivité des entreprises passe par une baisse des salaires dans une période, où les groupes du CAC 40 annoncent 80 milliards d’euros de bénéfices dont près de 50% devraient être redistribuées aux actionnaires et où les augmentations de salaires ont été les plus faibles des 25 dernières années, il ne leur restait qu’une solution : mentir.
 

 

Face à cette manipulation qui ne vise qu’à accroitre la concurrence par la remise en cause du social dans l’Europe, la CGT a publié plusieurs communiqués et articles visant à démontrer que la politique de réduction des coûts n’est pas la solution pour sortir de la crise.
 

 

Pour preuve, alors que « le coût du travail » et les salaires en France restent inférieurs aux niveaux allemands, force est de constater que l’industrie allemande se porte moins mal que l’industrie française et les raisons sont simples et connues de tous :

 
• Un effort de recherche et développement supérieur pour accroitre le contenu et la qualité de l’industrie. (La France consacre 2% des richesses produites dans le pays à la recherche, l’Allemagne 2.6% soit quasiment 20 milliards d’euros investis en plus chaque année en Allemagne).

 
• Une présence bien moindre des marchés financiers dans l’actionnariat des groupes allemands.

 
• Une volonté publique réelle de soutenir l’industrie quitte à ce que celle-ci se fasse au détriment des autres pays européens…
 

 

Enfin, il ne faut pas oublier qu’en Allemagne les inégalités explosent avec de plus en plus de salariés précarisés qui se retrouvent dans des emplois sans statut avec des salaires moindres…
 

 

De manière récurrente, on nous présente un nouveau modèle à suivre où les salariés auraient compris qu’il faut accepter la remise en cause des acquis sociaux. Cela a été le cas au Japon dans les années 90, les USA, le Royaume-Uni, les pays nordiques, l’Irlande, l’Espagne… il serait sans doute utile de regarder quelques années après la situation économique et sociale des pays dont nous aurions du suivre l’exemple… 

 
Le débat sur le Coût du travail France-Allemagne où l’art du mensonge pratiqué par un patronat et un gouvernement prêt à tout pour faire pression sur les salariés.

 

Par David MEYER, économiste

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