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  • : Le blog de la Section du PCF Pierre Bénite
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Peine De Mort

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serge et marie thé 047

Prononcé par Jean Chambon le 16 août 2011

secrétaire de la section du PCF de Pierre Bénite

 

 

Mon ami Serge

 

Il me revient de te lire le message des communistes de ta section.

 

Je veux souligner le courage de Miren ta 1ère adjointe, de Mireille, d'Édith, de Judith et de tes collaborateurs qui, en ces moments terribles, ont assumé toutes leurs responsabilités.

 

Au nom des communistes, je présente toute notre solidarité à l'équipe municipale, au personnel municipal et aux habitants de notre ville qui t’aimaient. En pleine force de l'âge, en plein épanouissement et réussite, ta vie vient d'être brutalement fauchée. Nous refusons d'y croire. Nous sommes révoltés par cette injustice. L’estomac noué, notre tristesse est immense.

 

Tu étais notre maire, mais surtout notre ami, notre camarade qui nous faisait partager ses combats, ses idées et ses espoirs.

 

Malgré ta prise de responsabilité comme maire, tu avais su garder des liens étroits avec les adhérents de notre section. Dès que tes disponibilités te le permettaient tu venais échanger avec notre collectif et tu te faisais un devoir de participer à nos assemblées générales. Tu estimais la vie collective précieuse car te permettant de puiser les éléments qui donnaient du sens à ton action.

 

Tu aimais le débat, la confrontation. J'appréciais en ces moments là, ta volonté de favoriser l'émergence d'une opinion partagée la plus juste possible afin que le maximum d'entre nous se rassemble et que personne ne se sente frustré.

 

Toujours franc, loyal et rigoureux tu tenais à donner ton avis, à livrer tes idées que tu accompagnais toujours de suggestion d'initiatives car estimant que notre rôle premier est d'être visibles et utiles à nos concitoyens. Oui Serge, ta pratique politique, ton honnêteté et ta simplicité étaient appréciées des communistes. Elle battait en brèche les idées de hiérarchie sans effacer tes responsabilités. C'était ton côté humain, accessible.

 

Les communistes étaient ta 2ème  famille. Ayant eu accès aux idées communistes dans le terreau familial, les injustices, la pauvreté et les inégalités te révoltaient. Epris de justice sociale et de valeurs humanistes tu ne supportais pas les souffrances imposées à notre peuple et aux citoyens de ta ville. Tu réagissais et agissais!

 

Grâce à ton engagement et celui de l'équipe municipale nous avons pu en empêcher certaines expulsions. Mais devant la rudesse de la tâche, tu t'es engagé par décret municipal à interdire les expulsions dans notre commune car tu trouvais ignoble et insupportable qu'au 21ème siècle des mesures aussi inhumaines existent encore.

 

Parce que communiste, tu refusais que la fatalité soit une justification à l'aggravation des inégalités. Avec la même vigueur, tu combattais les divisions et la recherche de bouc-émissaires cette pratique si détestable.

 

Tu avais la conviction qu'une autre société, plus juste et plus humaine, était possible. Si ce combat a besoin de plus de radicalité, toi tu visais plus loin que la seule résistance aux mauvais coups. Tu cherchais en permanence à nourrir l’esprit de résistance de propositions alternatives construites avec les gens eux-mêmes. Aller à leur devant, les rencontrer afin de faire émerger avec eux un « nouveau » porteur d'amélioration des situations, était ton fil rouge.

 

Ainsi ton esprit d'ouverture imposait le respect de tes interlocuteurs notamment des institutions avec lesquelles tu voulais faire progresser les dossiers dans le sens de l'intérêt général.

 

J'ai pu mesurer et apprécier tes capacités lors des campagnes électorales menées ensemble depuis 2007. J'ai vu s'affirmer un vrai dirigeant politique, un homme d'ouverture aux réelles capacités d'entrainement car proche des gens et sensible à leur situation. Résolument engagé tu avais toujours le souci de l'action, de l'initiative politique pour provoquer le débat, éclairer les enjeux, mobiliser et unir.

 

Ainsi en 2007, opposant au TOP et promouvant les transports collectifs, pioche en main tu as posé la 1ère  pierre de la Station de Métro de l'Hôpital Lyon Sud que nous revendiquons. Quatre années après, quelle satisfaction avons-nous, d'entendre des hommes de tous bords reprendre à leur tour cette idée de bon sens.

 

Comme tu le disais, les combats d'aujourd'hui sont longs et rudes. Ils appellent de la patience, de la pugnacité et de la rigueur que tu faisais tiennes pour le traitement du dossier sur les risques technologiques. Tu estimais, à juste raison,  qu'il est possible de nos jours sur nos territoires, d'avoir une industrie chimique moderne, tout en assurant la sécurité des salariés et des habitants et tout en permettant aux villes concernées de disposer des possibilités de développements.

 

Optimiste, tu affirmais que le bien fondé de nos propositions et notre ténacité auront raison, tôt ou tard, des résistances et des immobilismes, s'ils sont accompagnés d’une intervention citoyenne permanente.

 

Tu ne croyais pas au grand soir, mais tu pensais que les luttes et l'intervention citoyenne seront toujours décisives. Pour cela, tu estimais que l'existence du parti communiste était incontournable mais qu'il avait encore besoin de se transformer et de s'ouvrir pour être encore plus efficace et plus utile. Tu ne pensais pas le capitalisme indépassable. Mais tu rajoutais que les luttes pour une société nouvelle dont l'épanouissement humain et la démocratie seraient les objectifs sont une des conditions de ce dépassement.

 

Construire avec et pour les citoyens était ton engagement de fond. Tu  recherchais, en tant qu’élu et militant, à prendre en compte les diversités sociales, de sexes, d'origines ou d'âges afin qu'elles se rassemblent pour des buts communs tout en respectant et en valorisant ce que chacune peut apporter de positif à l'émancipation humaine et au rassemblement.

 

C’était ta démarche avec la jeunesse dans laquelle tu puisais de l'espoir avec un optimisme provenant sans nul doute de tes années militantes à la JC et à l'UEC mais aussi renforcé avec les mouvements en cours dans les pays arabes ou celui des indignés qui traverse l'Europe et que tu suivais avec une grande attention.

 

Tu ne faisais pas fausse route. Au moment même où de multiples scandales amènent à douter des hommes politiques, toi tu incarnais pour de nombreux jeunes le renouveau politique par ta sincérité, ton engagement désintéressé et ton intégrité. Tu étais des leurs. Quelle satisfaction d'entendre les jeunes des quartiers populaires nous dire «Serge Tarassioux, le maire de Pierre Bénite. Je suis d'accord pour le soutenir, je le connais, ce sont des hommes comme lui qu'il nous faut!». Beaucoup ont signé l'appel à t'élire conseiller général. Tu étais leur espoir. Les jeunes ont beaucoup  pesé dans les résultats des dernières cantonales pour lesquelles ta campagne de terrain, dynamique et rassembleuse a permis de consolider notre place de 1ère organisation politique de la ville.

 

Ta candidature à la législative de 2012 allait de soi. Elle fut confirmée des communistes unanimes et par les forces politiques du Front de Gauche de la circonscription. Cela illustre ta notoriété et la confiance en toi acquises ces dernières années.

 

Convaincu que l'on peut changer la donne, ce combat national pour un vrai changement tu voulais le mener, stimulé par une gauche devenue majoritaire sur la circonscription depuis les régionales. Tu étais déterminé à porter de grandes ambitions.

 

Le Front de Gauche t'apparaissait la réponse appropriée pour l'unité d'une gauche antilibérale, d'une gauche courageuse face à une social-démocratie qui a fait le choix d'accompagner la crise exacerbée, alors qu’elle appelle plus que jamais des mesures radicales de rupture.

 

Malheureusement ta disparition nous prive et prive les habitants de notre circonscription de ta présence, de tes capacités. Le vide est terrible. Mais tu n'aurais pas apprécié que nous restions l'arme au pied, paralysés par la douleur et la tristesse.

 

Serge, par ton action, tes réflexions tu nous as ouvert des horizons et des chemins nouveaux. Tous ensembles, les communistes de la section, avec nos sympathisants, vont les faire vivre. En ce sens tu seras toujours avec nous. Tu peux compter sur notre détermination à poursuivre ton action animée des valeurs humanistes et progressistes qui te motivaient.

 

Serge, saches que nous sommes vraiment fiers de toi!

 

Carine, Valentin et sa maman Julie, Sacha ton frère, Nicole et Daniel tes parents  perdent un être cher. Votre souffrance est terrible. Sachez qu’elle est aussi la notre. En ce triste et cruel moment, je veux vous témoigner au nom de tous les communistes qui militaient avec Serge notre solidarité, notre affection et vous dire une chose certaine : vous pouvez être fiers de Serge, de son action, de ses convictions, de ses qualités humaines et de ses engagements trop tôt interrompus.

 

Me voilà Serge parvenu au bout de notre message. Il nous reste à te dire qu'une chose « Adieu Serge, nous continuons ton combat ».

 

Jean Chambon le 16 août 2011

 

foule hommage sergeDSC03010

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