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  • : Le blog de la Section du PCF Pierre Bénite
  • : A pour objectif de faire connaître au public les activités et initiatives de la section du PCF qui rayonne sur le canton d'Irigny(69)
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Peine De Mort

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Une centaine de participants (es) avec de nombreux amis (es), sympathisants et de personnes qui soutiennent Serge Tarassioux à l'élection cantonale, dans une ambiance, fraternelle, solidaire, combative et conquérante ont participé à cette initiative annuelle de notre section :

 

 

Jean Chambon a présenté les voeux de notre section,

Serge Tarassioux et Marie Coullet ont donné leurs motivations

et objectifs pour les élections cantonales.

9 appels ont été signés, portant le total à 181

 

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Intervention de Jean Chambon

 

Merci de votre participation, merci aux élus (es) présents avec nous ce soir, merci à Serge Tarassioux notre maire et candidat aux élections cantonales ainsi qu’à Marie Thérèse Coullet sa suppléante.

 

Merci à toutes celles et tous ceux qui appellent à les soutenir et sont présents parmi nous ce soir avec le Président du comité de soutien, Roger Tarrago que je salue.

 

Au nom des communistes de notre section, je vous présente tous nos vœux. Que 2011 soit pleine de santé, de réussite et de bonheur pour chacun de vous, vos proches et vos amis (es).

 

Bien évidemment si nos vœux sont pour 2011, il n’est pas inutile, pour leur donner du sens, de regarder dans le rétroviseur. Il y juste un an, je soulignais l’urgence d’une intervention citoyenne offensive pour résister par les luttes et par les urnes au capitalisme financiarisé destructeur et prédateur.

 

Trois mois après, en mars 2010, les électeurs malgré une abstention importante et inquiétante, ont infligé à l’UMP et Sarkozy une cinglante défaite en renouvelant leur confiance à la gauche pour gérer 20 régions sur 22. Un communiste, Dominique Bucchini a été élu Président de la région Corse. C’est un clin d’œil à tous ceux qui veulent nous voir morts !

 

L’alliance du Front de Gauche a confirmé qu’elle jouait un rôle d’entraînement et de rassemblement utile aux citoyens en recherche de résistance et d’alternative.

 

Malgré cette déculottée, Sarkozy, qui n’écoute que lui-même, les riches et le MEDEF a déclaré la guerre à notre peuple avec son projet de réforme des retraites aussi injuste qu’inefficace. Pendant 9 mois, avec la multiplication de journées nationales d’action et de manifestations, de 8 à 9 millions de personnes se sont rassemblés contre l’abrogation de la retraite à 60 ans.

 

Soutenue par plus de 70% de la population, cette mobilisation, à l’ampleur et à la durée exceptionnelles, jamais vues par les plus jeunes générations, a été relayée à l’Assemblée Nationale et au Sénat par les parlementaires communistes et du Parti de Gauche. Je veux ce soir, leur rendre hommage et les remercier de leur mobilisation, de leur détermination et de leur contribution à faire grandir l’idée qu’une autre réforme est possible pour pérenniser le système par répartition avec la retraite à 60 ans à taux plein.

 

Notre parti, avec ses militants et ses élus (es) a joué un rôle important pour éclairer les enjeux, lever les pièges, consolider l’unité syndicale, entraîner les forces de gauche en résistance et en montrant avec ses  propositions que la France a les moyens de maintenir un haut niveau de protection sociale solidaire et qu’il n’y a aucune fatalité à l’individualisation qui isole et détruit ce que les générations précédentes ont construit de solide et reste d’une grande modernité.

 

C’est ainsi que nous avons contribué à ce que ces idées, de minoritaires avant les congés 2010, deviennent majoritaires et cela dans toutes les catégories et particulièrement chez les jeunes.

 

Multipliant les mensonges, utilisant les deniers publics pour mener des campagnes mensongères, méprisant les mobilisations et foulant au pied les droits des parlementaires, le gouvernement Fillon, l’UMP ont arraché une réforme qui porte un coup à notre système par répartition inventé par le CNR et dont le ministre communiste Ambroise Croizat fut le fondateur.

 

En 2011, cela fera 60 ans que celui-ci disparaissait. Nous saluerons cet anniversaire en continuant son combat et en portant les valeurs d’égalité, de justice et de solidarité qui l’animèrent quand il dut convaincre du bien fondé de la création de la Sécurité Sociale et déjà affronter à l’époque la résistance de la droite et du patronat français.

 

Malgré cette loi minoritaire imposée de force à notre peuple, le sentiment d’échec n’a pas été et n’est toujours pas de mise. Certes les travailleurs et notre peuple seront se souvenir des coupables, ces députés et sénateurs qui ont voté cette loi scélérate le petit doigt sur la couture du pantalon.

 

La bataille pour la retraite et la protection sociale est loin d’être terminée, avec notamment les négociations sur la pénibilité, celle engagée sur les retraites complémentaires ou la question de la dépendance qui, selon le projet de Sarkozy, sera le moyen aux assurances privées de faire main basse à la fois sur la complémentaire santé, les retraites complémentaires et la dépendance.

 

Leur projet est de voir les assurances et les groupes privés de prévoyance multiplier les offres de contrats collectifs et individuels avec lesquels les salariés et retraités financeraient eux-mêmes ces prestations retraite, santé et dépendance alors que les entreprises seraient exonérées de contribution sociale. Les plus fortunés pourront s’offrir cette couverture sociale privée alors que 12 à 15 millions de personnes auraient le minimum, voire rien du tout faute de moyen !

 

Si un tel projet voyait le jour, c’est la privatisation de la Protection Sociale et de nouvelles inégalités qui en résulterait avec plus d’insécurité, de fragilité et d’exclusions.

 

Nous aurons donc besoin en 2011 de nous rassembler dans l’action pour résister à ce projet de société invivable que la droite, la finance et le patronat cherchent à imposer à marche forcée !

 

Dans les faits, il se confirme que ce pouvoir politique qui prétend incarner l’ordre, n’est en réalité qu’une main de fer au service des marchés financiers au mépris de l’urgence sociale et de l’urgence écologique qui lui est intimement liée.

 

Comment répondre à cette urgence sociale et environnementale ? Pour cela il ne faut pas tourner autour du pot. Il y vraiment urgence à rompre radicalement avec les logiques actuelles qui dominent la vie économique et sociale, dans les entreprises où elles prennent racines mais aussi dans la gestion des services publics et des collectivités, et ce, du local au mondial.

 

Il s’agit d’oser et d’avoir le courage de faire un saut qualitatif, d’inventer un nouveau système où toute décision doit être prise pour et par les êtres humains, pour leur environnement, avec leur participation active et effective. Ce qui suppose une avancée sans précédent de la démocratie citoyenne et la conquête de droits et pouvoirs nouveaux à tous les niveaux de la société et prioritairement dans l’entreprise et la cité.

 

La privatisation de tout mène à des impasses meurtrières. Nous pouvons le mesurer avec effroi dans l’Hôpital Publique, dans l’industrie pharmaceutique, dans l’éducation et la formation, dans la gestion de l’eau, de l’énergie, des transports ou des équipements qui n’ont plus les moyens d’assurer la sécurité des usagers dès que le froid arrive ou dès qu’il tombe 10 cm de neige.

 

Ce n’est ni la neige, ni le froid qui sont responsables, mais la fameuse Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) qui réduit les moyens humains et matériels dont ont besoin nos services publics et les collectivités pour assumer leurs missions avec efficacité.

 

C’est pourquoi il est urgent que les biens communs de l’humanité soient partagés, maitrisés par les citoyens au travers de services publics développés, modernisés et rendus plus efficaces par l’apport d’emplois qualifiés nouveaux. Une telle ambition nécessite de se  débarrasser des « dogmes » insupportables dont les noms sont véhiculés quotidiennement : compétitivité, rentabilité, mise en concurrence et objectifs de résultats à atteindre, quel qu’en le moyen et le prix à payer par les salariés, les usagers et les populations.

 

L’année 2010 aura été l’année de l’explosion d’une crise touchant tous les aspects de nos vies. Elle bouscule les consciences au point que des interrogations fortes et nouvelles voient le jour. Parmi celles-ci, le capitalisme est aujourd’hui fortement contesté sur notre planète, le libre échangisme et la liberté des capitaux sont de plus en plus mis en cause et très souvent désignés comme les causes principales des difficultés rencontrées par les peuples.

 

Le fait que l’argent qui s’accumule à un pôle de la société est responsable du développement  des inégalités et de la pauvreté du plus grand nombre est de plus en plus perçu comme un constat fondé.

 

Les fausses idées sur la dette ou les déficits prétextes à toutes les régressions sont de plus en plus mises à nues tout comme l’idée que nos sociétés seraient des modèles de démocratie.

 

Il suffit de regarder l’Italie de Berlusconi, ou la France où l’oligarchie financière est maintenant étroitement liée au parti politique au pouvoir comme l’a montré l’affaire Bettencourt-Woerth.  Pour ceux qui en douteraient encore, je les invite à lire le livre de Michel et Monique Pinçon : « Le Président des riches » ils découvriront comment ce pouvoir politique est prêt à tout, y compris à violer ses propres lois, pour satisfaire les exigences des riches, de cette oligarchie financière.

 

Oui, l’année 2010 aura bien été une étape de plus de franchie dans la crise globale du système capitaliste financiarisé et mondialisé.

 

Le nombre de victimes ne cesse de grandir mais des voix plus nombreuses se font aussi entendre sur tous les continents pour faire autrement et en sortir. Au plan mondial, des pays cherchent des voies nouvelles pour se dégager de la domination Nord Américaine et des diktats de l’OMC, du FMI et de l’OTAN. Ce sont des signes d’espoir qui nous intéressent sans pour autant en faire des modèles.

 

Ce n’est pas le cas de l’Europe, qui sous la pression des néolibéraux et des sociaux démocrates a cédé, au lieu de produire des actes pour de nouvelles solidarités entre les peuples permettant de s’émanciper de la domination de la finance et des diktats des organisations internationales qu’il est urgent de rénover voire de transformer en profondeur.

 

L’Union Européenne du traité de Lisbonne que les dirigeants européens rendent encore plus régressive pour contrôler les budgets des états et sauvegarder les banques, lesquelles étouffent les dits états qui n’ont comme seule réponse qu’une super austérité.

 

Ce qui est nouveau et porteur d’espoirs, c’est que les peuples s’indignent, contestent, résistent et revendiquent.  C’est vrai chez nous avec les retraites, c’est vrai aussi avec les étudiants anglais, avec les peuples grec, portugais, espagnol, italien ou irlandais à qui l’on a imposé de force de revoter pour qu’il accepte le traité de Lisbonne.

 

L’affrontement de classe à l’échelle du monde, en Europe est donc bien réel. Car face à l’oligarchie financière, progresse l’idée « qu’un autre monde est possible » fondé sur le partage, le respect de l’autre, la démocratie citoyenne, le droit à des choix et à des politiques différentes de celles que les possédants et les puissants veulent imposer à coups de dogmes.

 

Notre responsabilité de communiste est de relier tous les fils qui montrent qu’une communauté d’espoirs des peuples, de leurs aspirations, de leurs luttes sociales et politiques est non seulement possible mais absolument nécessaire face à la communauté sans faille, des maîtres de la haute finance et des puissants.

 

Contrairement à la droite et aux tenants « d’un capitalisme aménageable avec l’illusion qu’il soit  plus doux », nous ne considérons pas que les marchés financiers sont au dessus des peuples et de l’humanité. L’argent n’est qu’un outil d’échange et n’a donc que valeur d’échange. Il doit donc être un bien public et non un outil de spéculation et de domination.

 

Pour les communistes la valeur travail est toujours l’unité de mesure de base, car seul le travail créé de la richesse. Il sera donc toujours supérieur à la valeur de l’actionnaire.

 

L’ambition communiste est d’être un outil politique au service de nos concitoyens afin que ceux-ci acquièrent une maîtrise plus grande de leur vie, de leur environnement. Ainsi nous voulons  construire avec eux les propositions novatrices qui répondent à leurs attentes et qui pourront leur ouvrir des chemins neufs d’une transformation progressiste de la société et du monde.

 

En ce sens, nous ne voulons pas que l’année 2011 soit une année parenthèse avant l’année électorale de 2012.  2011 doit être une année de luttes sociales et de rassemblement. D’ailleurs les projets de la droite ne nous laissent pas d’autre alternative.

 

2011 doit être aussi une année de réflexions, de débats pour la construction d’une alternative. Pour cela les communistes ne sont pas des voyageurs sans bagage. Face à la crise, ils ont élaboré des propositions transformatrices novatrices et modernes qu’ils livrent au débat citoyen.

 

C’est en ce sens que nous avons pris avec nos partenaires du Front de Gauche, l’initiative de construire avec les citoyens et par le débat démocratique un Programme Populaire et Partagé. Il s’agit de définir ensemble les grands axes prioritaires d’une politique vraiment de gauche que les forces de gauche devront mettre en œuvre si elles retournent au pouvoir en 2012.

 

Ce programme politique, quand il sera adopté constituera l’engagement du candidat à la Présidentielle et celui des candidats aux législatives qui suivront. Ces candidats nous les désignerons en temps voulu, mais ils porteront le drapeau du rassemblement et du Front de Gauche.

 

Le Front de Gauche a été l’évènement politique de ces deux dernières années. Il a tenu sa place aux élections européennes et aux régionales. Il répond à un besoin de renouveau de l’activité politique et à un besoin important de rassemblement, Il a l’ambition d’être l’outil qui permet de rassembler les forces politiques de gauche qui refusent l’accompagnement du capitalisme en crise et font le choix d’une rupture avec les logiques actuelle avec des propositions fortes qui en priorité répondent aux attentes sociales mais visent aussi à produire plus de richesses tout en les partageant autrement.

 

Son objectif est de rééquilibrer toute la gauche sur les valeurs de gauche. Pour déplacer ce centre de gravité, il est important que le monde du travail et de la création, les militants syndicalistes et du monde associatif apportent leur contribution singulière à cette construction collective.

 

L’anti-sarkozysme est certes un atout. Mais cela ne fait pas une politique alternative, encore moins un projet ou un processus de transformation sociale. Tel est le chantier que nous ouvrons.

 

Vous l’aurez compris, cette démarche est loin des ambitions personnelles et de la politique politicienne qui anime actuellement certains partis dont le Parti Socialiste. Le socialiste Valls n’hésite pas emprunter à la droite ses idées les plus réactionnaires en remettant en cause frontalement les 35 heures, au point de faire jubiler la droite qui n’attend que cela pour une nouvelle offensive contre la notion de durée légale du travail et bien sur contre le coût du travail !

 

Non vraiment l’avenir n’est pas de ce côté-là.

 

La réduction du travail, à la journée, à la semaine, à l’année et sur une carrière, reste un combat progressiste qui vise à partager le travail, à apporter une contribution à l’éradication du chômage cette plaie dont souffrent les plus jeunes et les séniors, et à alléger la peine des hommes et des femmes au travail. Ce temps libéré pour les individus leur permet de s’investir dans la cité, le monde associatif et culturel. C’est une voie ouverte pour une nouvelle civilisation.

 

Pour une telle exigence, les moyens ne manquent pas. La France est le pays où les gains de productivité sont les plus importants, mais ils sont captés par les actionnaires. En décembre nous avons appris que les dirigeants des groupes du CAC 40 ont empoché près de 80 milliards en 2009 contre 76 en 2008, et on annonce une année 2010 qui pourrait être meilleure encore. Qui parlait de moraliser le capitalisme ?

 

Surtout quand on apprend d’un autre côté que le salaire moyen a diminué de près de 1% et qu’une étude de l’observatoire national des zones sensibles montre que près de 50% des jeunes hommes et 37% des jeunes femmes habitant des quartiers populaires sont victimes du chômage organisé, ce cancer qui atteint maintenant sans distinction, les jeunes diplômés comme les non diplômés.

 

Vous comprendrez alors qu’il est urgent de relever le SMIC, l’ensemble des salaires et des minimas sociaux, d’éradiquer le chômage avec la mise en œuvre de notre proposition d’une sécurité d’emploi et de formation, de développer nos industries et nos services publics, de mettre en place un « nouveau crédit » avec un Pôle national financier public articulés avec des Pôles régionaux et auxquels les grandes banques renationalisées participeraient.

 

Il est tout aussi urgent de développer le logement social d’une plus grande qualité afin de permettre à tout être humain d’avoir un toit et de vivre de manière indépendante et décente. N’est-il pas scandaleux que faute de moyen financier, faute d’emploi ou faute de logement, des adultes jeunes et moins jeunes meurent dans la rue ou soient contraints de vivre dans la promiscuité avec leurs parents ou grands parents.

 

Le droit pour tout être humain à un logement décent répond est une liberté individuelle que cette société ne peut même plus garantir. Cela fait partie des ségrégations qui touchent notre pays. Elles sont présentes dans le logement mais aussi à l’école, dans l’accès à la formation professionnelle ou encore dès l’embauche.

 

Plutôt que d’opposer, de diviser comme le font la droite et l’extrême droite, les communistes et le Front de Gauche veulent rassembler toutes les victimes pour qu’elles se solidarisent pour des exigences fortes et agissent unis pour les faire aboutir.

 

Vous le constatez le chantier est vaste. Nous avons l’ambition de l’investir pleinement à l’occasion de la campagne des cantonales avec nos deux candidats : Serge et Marie Thérèse.

 

Dans deux mois et demi nous serons parvenu à ce rendez vous électoral. Notre ambition est élevée mais je rajoute, et accessible. Nous menons campagne pour gagner et non simplement pour nous compter ou faire de la figuration.

 

Certainement que nous aurons droit à un duel entre Serge et da Passano. Serge est maire de la plus grande ville du canton ce qui est un atout important mais par rapport à da Passano il est jeune et de gauche alors que l’autre est de droite et peu dynamique. Serge incarne cette gauche de combat, cette gauche du courage dont ont besoin les populations de notre canton pour engager les transformations qui leur sont nécessaire pour vivre mieux.

 

Je remercie les 170 premiers signataires de « l’appel » dont beaucoup sont présents ce soir. Je les appelle à se mobiliser, à faire feu de tout bois, pour donner une vive impulsion à la campagne et permettre au Front de Gauche de franchir une nouvelle étape de son développement.

 

L’abstention et le vote extrême droite seront deux obstacles. Nous pouvons les vaincre. Tout va  dépendre de notre capacité à nous mobiliser, à entrainer et à faire passer un courant d’espoir parmi les populations et notamment celles qui attendent le plus d’une gauche engagée et résolue.

 

Je vous donne rendez-vous à notre prochaine initiative qui a lieu le dimanche 20 février avec la tenue de notre repas républicain, où j’espère nous nous retrouverons encore plus nombreux qu’aujourd’hui.

 

Enfin je tiens à remercier Michel et Martine qui ont consenti à déplacer leur lieu de travail afin de pouvoir tenir notre initiative dans les meilleures conditions possibles.

 

Merci de votre écoute.

 

 

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