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  • : Le blog de la Section du PCF Pierre Bénite
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Peine De Mort

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La SNCF en danger!

Par Canaille Le Rouge samedi 28 mai

 

Le sénateur et conseiller général alsacien UMP Francis Grignon vient d’être nommé par décret du 24 mai 2011 paru au Journal Officiel membre du conseil d’administration de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), en qualité de membre détenteur d’un mandat électoral local choisi en raison de sa compétence, de sa connaissance des aspects régionaux, départementaux ou locaux des questions ferroviaires.

Francis Grignon est l’auteur de deux rapports sur l’activité ferroviaire en France, le premier sur le fret, le second, qu’il vient tout juste de remettre à Thierry Mariani, secrétaire d’État chargé des transports, sur le transport express régional (TER, L’Alsace du 19 mai).

 

Quand on approche à ce niveau le zénith du déni de démocratie, quand on en arrive à banaliser le terme pourtant le plus aigüe du crime politique, la forfaiture, c'est que les gens qui pratiquent ce genre de sport n'ont plus droit au respect et doivent voir se mobiliser le peuple pour leur faire rendre des comptes.

Dans la même semaine deux exemples:

1) La ministre des finance est convaincue de pratiques irrégulières dans le cadre de son mandat au point que le procureur de la République demande la saisine de la cour de justice de la République pour "abus d'autorité" au bénéfice du liquidateur de Wonder, de la Vie Claire et son cortège de concassage social qu'il a mis en œuvre avant que la question Adidas-Crédit Lyonnais n'arrive sous les feux de la rampe. Il fallait bien le récompenser ce radis là qui su si bien ratisser pour ramener quelques voix sur Sarkozy à la présidentielle de 2007, et donc le mettre non pas à coté mais dans l'assiette au beurre. Cela a été le rôle politique de Lagarde de l'imposer à ses services, cela sur ordre de l'Élysée.

Que la justice fasse son travail. Et donc, Christine Lagarde est poussée par le pouvoir avec un touchant consensus englobant la pressentie remplaçante de l'ex patron du même FMI. Les ors de la République pour soutenir et offrir une gratifiante porte de sortie à celle qui ne fera pas de détention préventive alors que le délit se monte à plusieurs milliers d' équivalant- scooter.

2) On aurait pu en rester sur cette colère là si le mandataire du capital présent à l'Elyséee n'avait pas rajouté une ligne à son palmarès en nommant le dénommé Francis Grignon au CA de la SNCF.

Certes, ce brave homme à sa légitimité de sénateur dont chacun sait depuis La Fontaine que le train est un des attributs majeur.

Mais là n'est pas le problème. Hormis les dernières élections cantonales qui n'ont pas été un triomphe pour la camarilla de Sarko la dernière consultation électorale nationale a été les élections régionales. Elles se sont traduites par un des plus beaux coups de pieds au cul administré par les électeurs à la clique au pouvoir depuis l'invention du suffrage universel. Au point de ne conserver la direction que d'une seule région.

Celle justement qui héberge ce Grignon, qui jusqu'à ce que l'UMP le mandate pour tenter de dépecer la SNCF était plus connu comme Membre, du groupe d'études de la vigne et du vin que comme porteur des intérêts des usagers du rail dans sa régions d'origine.

La question du transport régional a été au cœur des campagnes des régionales dans chaque régions. Il y a eu débats, parfois affrontements, et dans des conditions diverses qui restent en débat et demandent actions conjuguées des usagers et des cheminots. Toutes les régions sauf une on rejeté les choix de la secte de l'ultralibéralisme qui tient les rennes. Toutes sauf une, ont affirmé que les orientations permettant l'entrée de tiers opérateurs et le dépeçage de la SNCF, elles n'en voulaient pas.

En conséquence de quoi Sarkosy, nomme un des siens pour imposer ses vues à un président de la SNCF assez satisfait de l'accueillir. Le quel déclarait il y a moins d'une semaine dans une des régions qui s'opposent à cette casse, sur les terres du sous-ministre qui a mis le pied à l'étrier à ce Grignon, dans le très réactionnaire Nice matin [ voir ici=> TER SNCF, service public, quelques données pour y voir clair ]qu'il ne voyait pas menace dans le rapport commis par ce godillot du pouvoir pour mériter son siège d'administrateur.

Donc si on résume ce second point, Sarkosy s'offre une forfaiture supplémentaire avec la complicité active de celui qui a du toute sa carrière à une entreprise publique qu'il brade alors que lors de sa nomination il s'est engagé à la défendre.

Dans la cordée qui va vers les cimes du clientélisme politicard, Guillaume III a accroché son mousqueton derrière Thierry Breton, Cirelli et autres Gadonneix. Charpy de Pôle Emploi s'est inscrit à la compagnie des guides pour vite les rejoindre.  

Entre Lagarde et Grignon, dans la même semaine, il y a de quoi mettre encore plus dans la barque déjà lourdement chargée pour dénier toute légitimité à celui qui tord au profit de son clan tous les leviers de la république.

La souveraineté populaire à reconquérir n'est pas un mot en l'air, c'est une urgence devant ces pratiques de mafiosi en exploration de marchés.

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Changer de logique, c'est urgent!

 

Déclaration de la CGT Transports le 28 décembre 2010

 

Des dizaines de milliers de voyageurs viennent de subir une situation ubuesque. Froid et neige ont mis à l’épreuve notre système de transport et infrastructures, son mode de gestion et d’administration.
 

Routes impraticables, bus stoppés, avions cloués au sol, trains temporairement bloqués ou retardés au delà des seules limitations de vitesses bien compréhensibles, aiguillages gelés, avions givrés, voyageurs frigorifiés et désabusés sur des quais non déneigés ou dans des terminaux devenus dortoirs, économie paralysée… ont formé la carte postale de la France en ce mois de décembre 2010 rigoureux. Moins médiatisés, nombre de salariés n’ont pu, si ce n’est dans des conditions difficiles, rejoindre leur travail ou regagner leur domicile.
 

Qu’il y ait des intempéries n’est pas nouveau, fussent-elles d’une intensité et d’une séquence exceptionnelles. Ce qui est surtout à remarquer et à traiter, c’est la désormais incapacité à faire face à ces situations, dont on sait, pourtant, que la saisonnalité les rend très probables.

 

C’est le prix payé d’orientations établies sur la base d’une gestion statisticienne du risque et uniquement comptable à court terme qui, par définition, évacue les réalités. Le dévouement et l’engagement conséquent des salariés du secteur ne suffisent plus à compenser la désorganisation.
 

On ne peut pas avoir déstructuré tout le secteur public et les entreprises publiques concernées, privatisé à tour de bras, éclaté les fonctionnements intégrés et cohérents, supprimé plusieurs centaines de milliers d’emplois, abandonné les installations hivernales pour dégeler et leur entretien, diminué les stocks de matériels… tout cela au nom d’une marchandisation de tout, d’une réduction dogmatique des dépenses publiques et d’une gestion systématique comptable par activité spécifique, à flux tendu, et faire abstraction de leur cause le moment venu des conséquences.   

 

Pour l’Union Interfédérale des Transports CGT, le système actuel de nos transports, formaté par la libéralisation intervenue depuis trente ans, et dont tout le syndicalisme européen demande un bilan contradictoire, est en cause. Il n’autorise pas les situations perturbées, ne permet pas d’y faire face, pire, dans ses choix stratégiques d’orientation et de gestion des entreprises concernées, qu’elles soient publiques ou privées, il n’en a que faire.
 

C’est vrai sur les aéroports où la sous-traitance, les concessions et délégations pullulent. C’est vrai sur les routes où la décentralisation, éclatant le réseau en plusieurs gestionnaires, laisse les collectivités locales désemparées et les agents du secteur public démunis de bras, de matériels et d’organisation mutualisée cohérente. C’est vrai sur les rails où pour supprimer encore et encore du personnel on s’est défait des installations chauffantes d’aiguillages, de l’entretien des abords, des équipes d’astreinte, des réserves à disposition immédiate…   

 

Dans ce contexte, voir les différents protagonistes orchestrer un savant bal des faux culs en se renvoyant la balle des responsabilités, entre aéroports de Paris et les compagnies aériennes, entre Ministre, Préfets et météo France, par exemple, est intolérable. Réduire le retour d’expérience à une enquête sur l’approvisionnement du glycol ou du sel, comme l’annonce la ministre de tutelle est indécent et ridicule. Les choix et les coupes sombres dans le budget des transports ces dernières années, accentuées dans la loi de finances 2011, ont une responsabilité indéniable.
 

Le gouvernement et plus généralement les pouvoirs publics ne peuvent faire l’impasse sur une véritable mise à plat du système de transport, de son fonctionnement, de son organisation et des moyens associés. Ils ne peuvent faire abstraction du besoin de maîtrise publique forte de ce secteur et de la place indispensable qu’il importe de redonner à un véritable service public, capable de garantir la continuité et la meilleure gestion des aléas. Voilà qui justifierait largement une véritable et utile enquête parlementaire et un grand débat public.
 

Montreuil le 28 décembre 2010   

Union Interfédérale des Transports CGT

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